Objectif

Décrire les aspects épidémiologiques de la co-infection VIH-VHB et/ou VHC.

Matériel et Méthode

Il s’est agi d’une étude transversale descriptive réalisée au CHU de Brazzaville, durant la période du 1er aout 2009 au 31 juillet 2010. Les variables étudiées ont porté sur les aspects épidémiologiques.

Résultats

Durant la période d’étude, 502 patients ont été suivis pour infection à VIH, parmi lesquels 133 avaient une co-infection dont 101 par le VHB et 32 par le VHC. Les séroprévalences étaient de 20,1 % pour le VIH-VHB et de 6,4 % pour le VIH-VHC. La co-infection a concerné 65,3 % des femmes pour le VIH-VHB et 71,9 % des femmes pour le VIH-VHC. Il n’avait pas de triple infection VIH-VHB-VHC. Le mode de contamination présumé était essentiellement sexuel. Dix sept patients (16,83 %) ont présentés les signes cliniques des hépatopathies chroniques B contre quatre patients (12,5 %) pour les hépatopathies chroniques C. La moyenne des CD4 était de 157,68 ± 121,17 cellules/µl pour le VIH-VHB et de 170 ± 116,86 cellules/µl pour le VIH-VHC. La plupart des patients étaient au stade B (CDC Atlanta) : 77,2 % pour le VIH-VHB et 71,9 % pour le VIH-VHC. 20,8 % des patients avaient une cytolyse hépatique pour le VHB contre 18,8 % pour le VHC. Le taux de prothrombine était inférieur à 50 % chez 9,9 % des patients co-infectés VIH-VIB et 12,5 % des patients VIH-VHC. Les résultats de l’échographie étaient pathologiques chez 18,8 % des patients co-infectés VIH-VHB et de 12,5 % des patients VIH-VHC.

Conclusion

Au Congo, la co-infection VIH-VHB est plus importante que la co-infection VIH-VHC, la triple co-infection n’a pas été retrouvée.

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